La prévention et la réutilisation sont des leviers essentiels dans la transition vers des emballages plus durables. Bien que la Belgique dispose d’une base historique solide en matière d’emballages réutilisables, de nombreux obstacles freinent encore leur développement. Nous entendons les lever en collaboration avec nos parties prenantes.
Les emballages réutilisables sont bien ancrés en Belgique depuis de nombreuses années. En 2025, ils représentaient 43 % (en poids) de l'ensemble des emballages ménagers présents sur le marché. Dans le secteur de l'emballage industriel, ce chiffre est même nettement plus élevé. La grande majorité des emballages ménagers réutilisables concerne le secteur des boissons, avec les bouteilles en verre pour la bière et les boissons rafraîchissantes en tête. Mais d’autres secteurs adoptent également la réutilisation.
La réutilisation progresse, mais le consommateur hésite
Nous constatons toutefois que le secteur se heurte à un certain nombre d'obstacles qui freinent un développement futur. C'est ce qui ressort notamment de la première édition du Baromètre de la réutilisation que nous avons publié en collaboration avec ConsomAction. Celui-ci dresse un état des lieux du secteur du vrac et de la réutilisation dans notre pays. Des entreprises du secteur ont été interrogées dans ce cadre.
Une collaboration plus étroite au sein de la chaîne et la standardisation des emballages devraient améliorer la viabilité économique et simplifier la logistique. Mais le consommateur a besoin lui aussi d'un petit coup de pouce : les systèmes de réutilisation doivent avant tout être simples, accessibles et proches de chez lui.
Rassembler les partenaires et accélérer l'innovation
De plus, la pression s'intensifie. Avec le PPWR, le nouveau règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages, l’Europe mise clairement sur la prévention et la réutilisation, avec des objectifs ambitieux tant pour les entreprises que pour les États membres. « Avec Fost Plus, nous traçons un trait d’union entre le nouveau règlement PPWR et le monde de l’entreprise, en réunissant les partenaires, en partageant l’expertise et en accélérant l’innovation », explique Lieven Capon, Program Manager Sustainable Packaging.
Plusieurs projets ont d'ores et déjà pris forme. C’est le cas de Repasys, par exemple, un projet pilote à grande échelle qui teste des emballages réutilisables pour des produits alimentaires frais, comme les champignons, dans les supermarchés de Malines. Au sein du projet Interpool, nous étudions aussi, en collaboration avec Valipac, les mesures à prendre pour que les systèmes de réutilisation du verre puissent être encore plus simples et encore plus conviviaux par-delà les frontières nationales. Citons, enfin, la campagne menée autour du logo de retour pour les bouteilles consignées, laquelle s'inscrit dans le cadre de notre plan d'action visant à mieux faire connaître les emballages réutilisables auprès des consommateurs.
En réunissant les partenaires, en partageant l’expertise et en accélérant l’innovation, nous traçons un trait d'union entre le nouveau règlement PPWR et le monde de l’entreprise.
Le Send Me Bag : une solution réutilisable pour l’e-commerce
Bpost étudie le potentiel des emballages réutilisables dans l’e-commerce. Un emballage d’expédition réutilisable a été conçu dans le cadre de ce projet. Il est actuellement testé en conditions réelles dans les boutiques en ligne de Juttu et Torfs.
L'objectif est avant tout de faciliter au maximum la vie des consommateurs. Dans la boutique en ligne, ils peuvent choisir de recevoir leur commande dans un emballage d'expédition réutilisable, qu'ils peuvent ensuite rapporter dans n'importe quel Point Post. Il suffit même de déposer le Send Me Bag dans une boîte aux lettres rouge de bpost. Tout le monde dispose ainsi d'un point de collecte près de chez lui.
Parmi les partenaires du projet figurent notamment bpost, Juttu, Torfs, TwinTag, Fost Plus et le ReUse Lab de l’Université d’Anvers.