MOPET : une nouvelle usine à Neufchâteau pour recycler le PET en matière réutilisable dans l'alimentaire
Une nouvelle usine s'installe à Neufchâteau pour recycler chaque année 40.000 tonnes de PET en matière réutilisable dans l'alimentaire. MOPET va traiter des bouteilles transparentes, mais aussi, et c'est une première en Belgique, des bouteilles opaques et des barquettes en PET, deux flux parmi les plus complexes du sac PMC.
En quoi MOPET se distingue-t-elle des filières PET existantes ?
Le recyclage des bouteilles transparentes est aujourd'hui bien maîtrisé. Les bouteilles opaques (comme celles de lait) et les barquettes en PET sont plus délicates : leur composition complique le tri et le recyclage, et les débouchés industriels restaient jusqu'ici limités.
MOPET s'attaque aux deux flux :
- 17.500 tonnes de bouteilles PET transparentes et opaques par an
- 10.500 tonnes de barquettes en PET issues du sac PMC par an
Résultat : du r-PET de qualité alimentaire, prêt à devenir la matière première de nouveaux emballages.
Un investissement à impact humain et industriel
Morssinkhof Rymoplast investit 68,5 millions d'euros dans cette première phase, avec le soutien d'IDELUX. L'usine créera 90 emplois directs en province de Luxembourg, avec une extension prévue jusqu'à 125 postes à terme, le plus grand projet créateur d'emplois dans la région depuis 2015.
La Belgique recycle de plus en plus sur son propre territoire
MOPET vient renforcer une tendance de fond : la Belgique a traité localement six fois plus d'emballages plastiques ménagers en 2025 qu'il y a quatre ans, passant de 13.463 à 74.236 tonnes. Elle vient compléter entre autres FILAO, Fromto, ECOO Recycling ou Plastics2Chemicals.
Pour Fost Plus, c'est la preuve que des contrats à long terme, avec des volumes et une qualité garantie, rendent possibles ces investissements industriels, même dans un secteur européen du recyclage sous pression, entre concurrence du plastique vierge et coûts énergétiques élevés.
Chaque barquette ou bouteille opaque triée dans le sac PMC trouve désormais une seconde vie localement. Une deuxième phase, intégrant la technologie CuRe pour les PET les plus complexes, est déjà à l'étude.